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En avril 2018, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn et le ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal ont pris 15 engagements pour lutter contre le mal-être des étudiants en santé. Cette situation inquiétante a notamment été signalée par de nombreux acteurs du milieu comme les syndicats d’étudiants, l’ESEM France ou encore les doyens de facultés.

État des lieux de la situation des étudiants en médecine

Cela fait maintenant quelques temps que la situation du mal-être ou de la santé mentale des futurs soignants est posée notamment au travers de plusieurs enquêtes réalisées par les organisations étudiantes. Ces dernières ont récolté l’avis de très nombreux étudiants.

On peut citer, par exemple, l’enquête menée au premier trimestre 2017 par la Fnesi (Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers) qui a permis de recueillir le ressenti de plus de 14 000 étudiants en soins infirmiers. De même, celle réalisée par les associations représentant les étudiants en médecine, les internes et les chefs de clinique-assistants hospitaliers auprès de plus de 20 000 étudiants ou jeunes professionnels a montré les mêmes résultats. Dans les deux sondages, les réponses rapportent des troubles d’anxiété, de dépression et même des idées suicidaires.

On se rend compte que 66% des étudiants en médecine et jeunes médecins se disent anxieux et 78% des étudiants en soins infirmiers se déclarent souvent, voire tout le temps, stressés. On constate même que les suicides sont plus élevés chez les professionnels de la santé (34,3 pour 100 000).

Enfin, il est important de noter que les dispositifs d’aide aux étudiants sont mis en place de façon très inégale en fonction des filières. C’est face à ce constat inquiétant que le gouvernement a décidé d’agir.

Les différents engagements d’Agnès Buzyn et de Frédérique Vidal

Le plan mis en place par les deux ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur se divise en trois points :

  • Des mesures immédiates de soutien et d’intervention : on peut par exemple citer la création dans toutes les universités une structure d’accompagnement des victimes de violence et l’amélioration des conditions de travail en stage.
  • Une transformation globale des études de santé : rendre l’étudiant acteur de son orientation et sortir de la logique de compétition.
  • Une coordination régionale et nationale pour mesurer, repérer et partager les bonnes pratiques : créer un centre national d’appui qui réunit des enseignants de toutes les formations de santé, réaliser un clip vidéo avec l’aide de la Santé publique France et des associations étudiantes pour aider les étudiants à détecter la souffrance psychique chez leurs collègues, etc.

Le gouvernement semble donc avoir pris à bras le corps le problème du mal-être qui touche de plein fouet les étudiants en médecine soulevé par de nombreux acteurs du secteur comme ESEM France, les associations et les syndicats d’étudiants.